Consulter le glossaire

Parcourir par lettre

Tous les termes

Coup du lapin

Également connu sous le nom de : Syndrome du coup du lapin

Coup du lapin (du terme anglais whiplash — coup de fouet, où whip signifie fouet et lash signifie coup) est une lésion complexe non-structurale des tissus mous de la colonne cervicale.

Le traumatisme survient à la suite d’un mouvement brusque, forcé et incontrôlé de la tête, dont la biomécanique rappelle un coup de fouet.

Étiologie et physiopathologie

La grande majorité des cas sont liés aux accidents de voiture, notamment lors d’une collision arrière. L’inertie du corps, solidement attaché par la ceinture de sécurité, pousse le torse à avancer avec le siège. La tête lourde est d’abord projetée vers l’arrière sous l’effet de l’accélération, puis revient vers l’avant de manière réflexe.

Lors de la première phase (hyperextension), il y a surétirement ou microdéchirure des muscles antérieurs du cou, une atteinte du ligament longitudinal antérieur et des fascias. Lors de la deuxième phase (flexion rapide), les complexes ligamentaires postérieurs, les capsules des articulations intervertébrales et les muscles occipitaux subissent des traumatismes. La structure même des os reste généralement intacte.

La gravité clinique est déterminée non seulement par l’atteinte mécanique des tissus, mais aussi par la réaction aiguë du système nerveux central à une impulsion proprioceptive pathologique des capsules articulaires endommagées.

Importance clinique

Une caractéristique perfide de cette pathologie est la présence d’un « intervalle lucide ». Lors de l’accident, le patient peut ne pas ressentir de douleur en raison d’une libération massive d’adrénaline, mais après quelques heures, il développe un syndrome douloureux croissant dû à l’œdème et à une inflammation aseptique.

Le tableau clinique se compose d’une raideur cervicale prononcée, de douleurs irradiant vers l’occiput et la région scapulaire, ainsi que de vertiges et de fatigue rapide.

Le diagnostic est posé exclusivement par méthode d’exclusion. Pour confirmer le traumatisme cervical, le médecin doit vérifier l’absence de fractures osseuses et de hernies discales à l’aide de méthodes instrumentales. Le principal problème est le risque élevé de passage de la douleur à une forme chronique.

0:00 / 0:00

Lien copié avec succès dans le presse-papiers

Merci de votre attention !

Votre message est envoyé !
Nos experts vous contacteront dans les plus brefs délais. Si vous avez d'autres questions, n'hésitez pas à nous contacter à l'adresse suivante : info@voka.io